Songe à la douceur / Clémentine Beauvais – Sarbacane, coll. X’prim, 2016

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Une passion nommée en rimes.

Ecrire un roman en vers ? Il en faudrait bien plus pour déstabiliser l’incroyable Clémentine Beauvais ! A l’instar d’un Alexandre Pouchkine, elle nous livre son Eugène sur un plateau de poésie.

Eugène et Tatiana ont respectivement 17 et 14 ans lorsqu’ils se rencontrent. Et comme il n’y a pas mieux que le mot de l’auteur elle-même pour décrire son histoire, je vous laisse en compagnie de la toute première phrase :

         Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon endroit, au bon moment,

         Parce qu’ils avaient contrarié leurs sentiments,

Il était écrit, me semble-t-il, qu’Eugène et Tatiana se retrouvent

Dix ans plus tard,

         Sous terre

Dans le Meteor, ligne 14 (violet clair), un matin d’hiver.

 

On ne va pas se mentir : si je suis allée vers ce roman, c’est bien pour le côté performance. Et sans doute aussi par folie, moi qui déteste la poésie 4 ever end ever (je ne remercie pas au passage tous les professeurs de français que j’ai eus, je suis sûre que vous n’êtes pas complètement étrangers à cette aversion).

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j’entends encore ce son strident qui résonne « sortez vos cahiiiiers de poésiiiiiie »

Et le tour de magie magistrale de Clémentine Beauvais c’est de dépoussiérer cette image vieillissante de la poésie en faisant un roman, qui non seulement tient la route, mais arrive à te faire oublier qu’il est versifié tant la poésie réside dans son traitement des mots et des phrases.

Et oui… on vous ne le dira jamais assez… il y a ceux qui ont le talent… et il y a le reste du monde. Je sais c’est triste.

Je m’attendais à une jolie histoire, sous fond de lyrisme, mais Songe à la douceur est une histoire vraiment moderne et absolument pas naïve.

… et comme une claque littéraire fait souvent l’aller-retour, je vous laisse avec la merveilleuse réponse de Zoé, 11 ans, dans l’émission La Grande Librairie. A propos de Songe à la douceur, on lui demande quel questionnement cette lecture a soulevé et là, instant de grâce : « qu’est-ce que c’est vraiment le regret ? » Voilà. Un beau de moment de perfection, de symphonie, de littérature.  Un moment qui te rend fière de faire ton boulot.

Vous voulez en savoir plus ?

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Lisez-le ! Je me retiens d’en dire davantage, mais ce roman est un tel OVNI littéraire que je ne voudrais pas vous enlever le plaisir de la découverte d’une terre inconnue.

 

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