Tu ne sais rien de l’amour / Mikaël Ollivier – Thierry Magnier, 2016

tnsrdaS’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer, je ferai de ce monde un rêve, une éternité.

Céline et Jean-Jacques, flower power sur toi.

Il m’aura fallu du temps pour savoir si oui ou non ce livre était un vrai coup de cœur, à savoir, un livre qui reste ou pas.

Je me rend compte qu’il a un an. Donc, c’est un livre qui reste.

La vérité sur ce livre (bon, OK, MA vérité sur ce livre, mais on va pas déjà commencer à philosopher au 2e paragraphe, sinon, on n’est pas sorti de l’auberge garçon), c’est que ni la couv (je ne dirai rien, mais c’est pas l’envie qui m’en manque, je te renvoi à ce très bon article de Lupiot sur les couvertures ratées…) ni la 4e ne te parlent du livre, et en un sens, c’est plutôt pas mal. Ça fait un bail que je ne lis plus les 4e de couverture, souvent, soit ça ne dis rien, soit ça en dit trop, mais en tout cas, ça me fausse tout le temps ma pré-lecture.

kuzco
ouhou. méchant éditeur.méchant.

Bref, quoi que tu penses lire, il se peut que tu ne t’attendent pas à la déferlante que tu vas te prendre dans ta page. Tu crois un peu que tu vas lire l’histoire intrigante de ce couple fabriqué de toute pièce par la mère de Nicolas, et tu te retrouves embarqué dans un voyage aux confins de l’amour, et de toutes ses formes, tous ses sacrifices, toutes ses abnégations.

Le roman commence comme un roman policier, par un mystérieux mail qui va pousser Nicolas à partir sur un chemin qui ne le mènera pas là où il pensait aller.

(mais que c’est coooompliqué de parler de ce livre sans rien spoiler bon sang de bonsoir)

En fait, ce livre navigue, interroge, observe toutes les formes d’amour, sans jamais les comparer entre elles, sans les juger les unes par rapport aux autres. On suit, avec Nicolas, les méandres improbables des relations humaines, les choix, subits, assumés, les secrets, on se rend compte, en même tant que lui que nos idées sur l’amour sont tellement pleines de préjugés, de jugements, on se rend compte avec lui, qu’effectivement, on ne sait rien de l’amour.

(mon dieu, que cette phrase vous gifle en pleine face, quand elle est prononcée, ni glaçante, ni cinglante, juste criante d’une vérité aussi claire de la Cristalline)

De l’amour qu’on porte à sa famille, celui qu’on choisi de donner à la personne dont on tombe amoureuse, celui qu’on nous impose, celui qu’on peut porter à son animal de compagnie, tout y passe, merveilleusement bien orchestré.

Je dirais qu’il y a deux histoires assez distinctes : celle de Nicolas et Malina, en clair fil rouge, qui t’entraîne dans le livre et te piège, et celle poignante de Nicolas tout seul, du chemin qu’il parcourt remontant l’histoire d’amour de ses parents et les relations qu’il entretient avec son père et sa mère.

Depuis sont plus jeune âge, et parce que sa mère en a décidé ainsi, Nicolas et Malina sont voués à passer leur vie ensemble. Et ils sont sommes toute assez heureux, si on ne se demande pas trop ce qu’est le bonheur. D’un autre côté, Nicolas vit avec son père, malade, qui a toujours été plutôt aux abonnés absents, travaillant jour et nuit. Il a aussi son chien, son confident de toujours, son meilleur ami, celui qui reste, fidèle parmi les fidèles.

J’ai rapidement lu en diagonale la première, parce que je me suis faite complètement absorbée par la seconde, j’ai même cru que je trouvais les passages concernant les adolescents en trop. Je me rends compte en écrivant cet article que je me suis trompée. Peut-être qu’à la lecture, cette partie de l’histoire peut sembler un peu trop fabriquée, mais elle a en fait tellement de sens dans l’histoire globale puisqu’elle va permettre à la fois à Nicolas de questionner ses relations familiales et sa propre histoire, pour faire les choix qui font grandir.

Tu ne sais rien de l’amour est définitivement ce genre de romans qui parle aux ado, qui s’adresse à eux en leur disant : voilà, la vie, ça peut être ça, ou autre chose ; ce qu’on te propose, c’est de vivre un petit bout de la vie de Nicolas et d’en garder ce que tu veux, vas-y , viens comme tu es et prend ce que tu veux. Voilà, il faut digérer, un peu, prendre le temps de se rendre compte que c’est un livre important, puis se laisser porter par ce titre, qui vous accompagne tous les jours.

scio me nihil scire. Socrate.

je te renvois, en complément, à la critique de Bob et Jean-Michel sur ce même roman. Des fois on a vraiment l’impression d’écrire plein de vide, mais c’est le mieux que je peux donner en ce moment, entre deux tétées et 3 couches !

 

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2 commentaires sur « Tu ne sais rien de l’amour / Mikaël Ollivier – Thierry Magnier, 2016 »

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