P’tit bout, Alex WHEATLE, Au diable Vauvert/ 2017

L’heure est au ménage de printemps et ce blog a bien trop pris la poussière (ne faites JAMAIS d’enfants, ou alors laissez-les se débrouiller seuls).
On tente de revenir aujourd’hui – entre le manque de sommeil et les siestes de tous les bébés DTP, avec un article express, où on te recommande chaudement P’tit Bout, d’Alex Wheatle, édité Au Diable Vauvert (et comme ça, si comme nous tu manques de temps, on vient de te spoiler l’article).

CVT_Ptit-bout_3454En résumé : Lemar, 14 ans, passionné de dessin, est surnommé P’tit bout à cause de son physique, et comme vous avez pu le comprendre, pas celui d’un joueur de basket… Issu d’une famille très modeste, il ne peut ni se payer une super coupe de cheveux à la mode, ni de supers sapes, ni … ni rien en fait (et dois-je vous rappeler comme le monde des adolescents est cruel ?). P’tit bout habite avec sa mère, sa grand-mère, sa sœur et son neveu dans un tout petit appartement, dans le quartier de South Crongton. Quartier que je pense fictif, mais semble-t-il inspiré directement des jeunes années de l’auteur himself. Chacun tente de s’en sortir comme il le peut.
Si P’tit bout nous est très vite sympathique, la vie, cruelle que celle-ci damned, va l’embobiner, et en un rien de temps, voici notre p’tit gars embarqué malgré lui dans une guerre de gangs, par l’ex de sa sœur (et donc père du bébé-neveu).

Avant d’en dire plus, je voudrais dire que j’ai été déçue… Déçue par mon pitoyable niveau en anglais (en langues tout court pour être plus juste) qui ne m’a pas permis de découvrir ce roman en VO. Alex Wheatle est un auteur reconnu outre-manche, et si j’en crois sa babeliographie, c’est un habitué des ateliers d’écriture et de poésie, notamment dans les centres de redressement. Je pense donc que sa plume est percutante, musicale, poétique… Bref, tout ce qu’une traduction, aussi bonne soit-elle, ne peut restituer à 100%.

Mais sinon, ça se lit bien, on accroche vite grâce au rythme du livre. C’est assez fort, il ne se passe pas des millions de choses, disons qu’on est loin du retournement de situation permanent, mais DIEU QUE LA VIE DES ADOS EST PRENANTE ! Enfin, celle de Lemar hein, parce que ma vie au même âge, on n’aurait pas spécialement pu en faire un livre.

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Ah bah, si, finalement…

Enfin, on évite les clichés (pour ce que j’en connais des quartiers malfamés…) – ce qui fait un bien fou -,

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Blog déconseillé aux épileptiques

et ça doit être là la force du livre : l’auteur s’inspire de sa propre histoire, ses propres expériences, sans pathos, ni idées bien pensantes et moralisantes. Les personnages ne sont ni tout blanc, ni tout noir. Bref, la vraie vie.

Attention cependant à la déception, l’histoire de P’tit bout est en 3 tomes. Et oui l’ami, je me suis faite avoir comme une débutante. Imagine ma déception quand je suis arrivée à la dernière page ! On aurait cru une diabétique au milieu du musée de bonbons en gélatine – si tu vois ce que j’veux dire.

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DONNEZ M’EN PLUUUUUUS

En quelques mots, P’tit bout est vraiment un chouette roman, à mettre dans toutes les mains innocentes (ou pas), adolescentes ou adultes. Et puis moi, ça me fait plaisir de parler un peu des éditions Au Diable Vauvert, sous-représentées (à mon goût) dans le monde du blogging internachional de la littérature.

Pour finir, et comme je n’avais plus le livre sous la main au moment de l’écriture de cet article (erreur fatale, enfer et damnation), j’ai dû surfer sur le net pour rafraichir un peu quelques souvenirs et ma mémoire (défaillante), et j’ai vu souvent ressortir le terme de « roman urbain« . Ce type de désignation m’interpelle pas mal, est-ce qu’on fait des « romans campagnards » en jeunesse ? [ceci est une vraie question…]

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Les plus jeunes ne verront pas le rapport. Désolée, on est des vieilles trentenaires maintenant, avec une passion inavouée pour les tubes des années 2000. 

 

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Si on appelle romans urbains ceux qui se déroulent dans les villes, Zazie dans le métro en est le chef de proue ?
Et si des jeunes de la cité se retrouve à la campagne, style le très chouette Les belles vies ? On le désigne comment ? Un roman en zone semi-urbaine ?

Ca se creuse, … un prochain article sur les différentes ambiances des romans jeunesse ? Ville vs campagne, faites votre choix !

 

 

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