Mon père des montagnes / Madeline Roth- Le Rouergue, 2019

mon-pere-des-montagnesOn a tous en nous, quelque chose de Madeline
Cette volonté de prolonger la nuit
Ce désir fou de vivre une autre vie
Ce rêve en nous avec ses mots à elle

Opla, toutes les belles rimes de JoJo mises à la poubelles sans vergogne aucune. On est un petit peu comme ça sur ce blog, d’Axelle Red à Johnny, on n’a pas trop trop de limite en terme de playlist et d’arrangement musical…

Mon père des montagnes donc, où comment Madeline Roth met à nu les relations familiales (et nous dévoile son probable partenariat financier avec le lobby des fabricants de mouchoirs, je vois pas d’autres possibilités…). Lire la suite de « Mon père des montagnes / Madeline Roth- Le Rouergue, 2019 »

Rouge / Mathieu Pierloot – Thierry Magnier (Petite Poche), 2017

rouge-pierlootI fell in love with a teacup, and not being pertubed by her lack of seeing, she fell in love with me*

De la définition d’un conte, je ne me rappelle qu’une partie de cette phrase de mon cours de 6e « blablabla bla blabla …intervention du merveilleux blabla blabla bla ». D’après Wikipédia, mes souvenirs sont incomplets (ah bon ? ), et associer le conte à la simple intervention du merveilleux est une idée communément admise mais insuffisante à décrire ce genre aux caractéristiques littéraires qui lui sont propres. Un conte écrit se doit donc, toujours d’après Wikipédia, d’être un récit court et plutôt linéaire, et ce récit peut prendre la forme d’un conte qui sera dit « merveilleux » si merveilleux il y a. Et dans Rouge, il y a beaucoup. Définitivement.

*1re phrase d’un poème introuvable de Ma Li Calder, que j’ai rencontré (le poème) par hasard dans une sorte de revue où j’avais moi aussi publié, toujours par hasard un pas très bon texte. Elle ne m’a jamais quitté, cette première phrase, et j’ai longtemps été jalouse de ne pas l’avoir écrite moi-même.

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Capitaine Rosalie / Timthée de Fombelle, Isabelle Arsenault- Gallimard, 2018

rosalieDis, quand reviendras-tu, dis, au moins le sais-tu, Que, tout le temps qui passe, ne se rattrape guère, Que, tout le temps perdu, ne se rattrape plus.

Dis, Rosalie, le sais-tu, que les Grands font parfois pour leurs enfants des choix qui ne sont pas les bons, mais ils le font, tu vois, des fois, parce qu’ils ont encore plus peur que vous de la vérité. Faut pas nous en vouloir Rosalie, on veut juste se protéger, et vous protéger vous de cette vie dans laquelle on vous a fichu. Allez, viens Rosalie, viens, on va se raconter des histoires au coin du feu, on va se rouler en boule sous une couverture, on va fermer les yeux et on va rêver que ça va mieux.

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L’Homme qui plantait des arbres / Jean Giono – Vogue magazine, 1954

lhomme-qui

Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n’est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, dans les bruits finissant de la rue, se consoler, ce soir, avec des mots. Albert Cohen, Le livre de ma mère, Gallimard, 1954, p.7

Et bienvenue dans ce nouvel article de Dans ta page!, le blog où on se fend la poire ! Cette semaine on vous parle d’un (mais si on se chauffe, on vous parlera des autres plus tard) classique de la littérature de jeunesse qui n’a pas été écrit à destination des enfants, L’Homme qui plantait des arbres, une nouvelle de Jean Giono. Lire la suite de « L’Homme qui plantait des arbres / Jean Giono – Vogue magazine, 1954 »