Nos vies en mille morceaux / Hayley LONG – Gallimard Jeunesse, 2018

Il y a quelques semaines, je lançais une plainte douloureuse et lancinante sur les réseaux sociaux. On m’avait volé des coups de cœur. Je lisais. Des choses pas mal. Plutôt chouettes. Mais pas le BIM BOUM BANG – touché en plein dans l’mil’. Et c’est là qu’il m’est apparu !…

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Brexit Romance / Clémentine Beauvais – Sarbacane (X’), 2018

Couv-Brexit-Romance-620x987You are the one, for me, for me formidaaaable, you are my love, very, very véritaaable.

merci Charles.

Notre langue nous définit-elle en tant qu’individu ? Sommes-nous ce que nous parlons ? Existe-t-il une assignation linguistique ? Est-on français parce qu’on parle français, ou parle-t-on français parce qu’on est français ?

Je ne sais pas.

Mais j’aime bien me poser ces questions. C’est en partie pour ça que je suis une lectrice assidue du blog de Clémentine Beauvais, c’est entièrement pour ça que Brexit Romance a été mon meilleur moment de lecture de ces derniers temps. Avec ce dernier opus, l’autrice nous démontre encore une fois avec brio (merci pour ce parfait exemple de phrase de dissertation niveau 1re) qu’écrire est un je.

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P’tit bout, Alex WHEATLE, Au diable Vauvert/ 2017

L’heure est au ménage de printemps et ce blog a bien trop pris la poussière (ne faites JAMAIS d’enfants, ou alors laissez-les se débrouiller seuls).
On tente de revenir aujourd’hui – entre le manque de sommeil et les siestes de tous les bébés DTP, avec un article express, où on te recommande chaudement P’tit Bout, d’Alex Wheatle, édité Au Diable Vauvert (et comme ça, si comme nous tu manques de temps, on vient de te spoiler l’article).

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Tu ne sais rien de l’amour / Mikaël Ollivier – Thierry Magnier, 2016

tnsrdaS’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer, je ferai de ce monde un rêve, une éternité.

Céline et Jean-Jacques, flower power sur toi vous.

Il m’aura fallu du temps pour savoir si oui ou non ce livre était un vrai coup de cœur, à savoir, un livre qui reste ou pas.

Je me rend compte qu’il a un an. Donc, c’est un livre qui reste. Lire la suite de « Tu ne sais rien de l’amour / Mikaël Ollivier – Thierry Magnier, 2016 »

Une Sœur / Bastien Vivès – Casterman, 2017

Une_soeurDoucement, un instant, j’aimerais que ce moment fixe pour l’éternité ta sensualité*

* En fait, les vraies paroles de Sensualité, d’Axelle Red, sont « oh stop : un instant, j’aimerais que ce moment fixe pour des tas d’années ta sensualité. Mais bon, sérieusement « des tas d’années ? » amis de la poésie bonjour…

 

SUBLIMATION n.f. – XIVe sens lat. « élévation »; lat. alchim. sublimatio, de sublimare –> sublimer. 1. (XVe) ALCHIM. Épuration d’un corps solide qu’on transforme en vapeur en le chauffant => distillation, vaporisation, volatilisation. […] 2. (1486 aussi « vertu sublime » ; repris XIXe) FIG et LITTÉ. Action de purifier, de transformer en élevant. => exaltation, purification. Sublimation des instincts, leur dérivation vers des buts altruistes, spirituels. « la sublimation n’est pas toujours la négation d’un désir […] Elle peut êre sublimation pour un idéal » (Bachelard). – (1908) PSYCHAN. Processus par lequel la pulsion sexuelle déplace son but sexuel initial vers un autre but, visant des objets socialement valorisés.

SUBLIME adj. et n.m. – 1461 ; »sublimé » t. d’alchim. v. 1400 ; lat. sublimis « élevé dans les airs, haut ». I. Adj. Qui est très haut, dans la hiérarchie des valeurs (morales, esthétiques) ; qui mérite l’admiration. => beau, divin, élevé, éthéré, extraordinaire, noble, parfait, transcendant […] « ce qu’il y a de plus sublime dans les œuvres de l’esprit humain est peut-être aussi ce qu’il y a de plus naïf » (Hugo). – PAR EXAGÉR. FAM. Ce camembert est sublime. 

in Le Nouveau Petit Robert, Dictionnaires Le Robert- Paris, 1996

Une Sœur ou : entre le sublime et Axelle Red se trouve cet espace spatio-temporel qu’explore Bastien Vivès, un espace où nos émotions d’ado, vécues ou fantasmées, prennent vie. De la beauté.

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Ma sœur vit sur la cheminée / Annabel Pitcher- Plon, 2011

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Ça fait un bon bout de temps que ce livre dort sur le coin avant gauche de mon bureau. Je l’ai mis de côté pour faire sa critique, un jour, puis il y a eu tous les autres livres, puis il y a eu ce matin. J’ai rangé mon bureau. Je l’ai donc trouvé dans la pile « livres-que-j’ai-mis-de-côté-parce que-potentiellement-je-vais-faire-un-truc-avec », et je me suis dit qu’avec tous les trucs qu’on avait à lire, ben, tant pis pour celui-ci, il est un peu vieux (on fait ce qu’on peut pour se trouver des excuses, désolée), et puis bon voilà. Je me suis contredite dans la seconde. Ce livre date de 2011. Nous sommes en 2017. Depuis 6 jours, la ville de Manchester pleure les 22 morts et la soixantaine de blessés victimes d’un attentat terroriste. Ce livre est d’une douloureuse actualité.

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L’Homme qui plantait des arbres / Jean Giono – Vogue magazine, 1954

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Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n’est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, dans les bruits finissant de la rue, se consoler, ce soir, avec des mots. Albert Cohen, Le livre de ma mère, Gallimard, 1954, p.7

Et bienvenue dans ce nouvel article de Dans ta page!, le blog où on se fend la poire ! Cette semaine on vous parle d’un (mais si on se chauffe, on vous parlera des autres plus tard) classique de la littérature de jeunesse qui n’a pas été écrit à destination des enfants, L’Homme qui plantait des arbres, une nouvelle de Jean Giono. Lire la suite de « L’Homme qui plantait des arbres / Jean Giono – Vogue magazine, 1954 »

Des livres et des représentations, les clichés sont-ils partout ?

Aujourd’hui, on voudrait discuter avec toi de littératures, des représentations qu’elles véhiculent et des impacts qu’elles produisent IRL. Autant te dire qu’on ébauche, qu’on se pose des questions, qu’on t’en pose et qu’on fait ça en toute modestie. Autant te dire aussi qu’on va parler de livres pour les enfants, et de livres pour les adultes, et qu’on va sûrement tomber dans des clichés, parce que nous sommes nous-même de très gros clichés et qu’on est comme tout le monde, on se fait avoir. Ça nous empêche pas de nous interroger, de chercher des réponses et de changer d’avis.

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Y a pas de héros dans ma famille ! / Jo Witek, Actes Sud, 2017

On ne choisit pas sa famille. #pèreabsent
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jesus 1 personne aime ça

Mercredi c’est article. Et je me suis dit, tiens, si pour changer je parlais d’un truc bien fendart qui donne des courbatures aux zygomatiques et aux abdos. Mais oublie, j’suis pas une rigolote. Lire la suite de « Y a pas de héros dans ma famille ! / Jo Witek, Actes Sud, 2017 »

Ma Tempête de neige/ Thomas Scotto- Actes Sud, coll. D’une seule voix, 2014.

c_ma-tempete-de-neige_8756J’ai attrapé un coup d’soleil, un coup d’amour un coup d’je t’aime.

Attention. Cet article, d’une subjectivité encore plus totale que les autres, paraît pour la 1re fois en version non-censurée. L’auteure ne saurait-être tenue responsable de ses propos, étant donnée qu’elle perd tout sens de la mesure lorsqu’elle parle de Thomas Scotto. Encore plus lorsqu’elle parle de Ma tempête de neige. Si vous cherchez un avis éclairé et objectif, si vous n’aimez pas la guimauve et les trucs qui débordent d’amour, passez votre chemin. On vous aura prévenu.

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