Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? / Sylvain Levey- éditions Théâtrales, 2017

michelleMichelle, ma belle, sont deux mots qui vont moyen moyen avec « Auschwitz » et « camp de la mort ».

On trouve rarement des critiques de pièces de théâtres pour la jeunesse, et pourtant, pourtant, il en sort des pièces qui valent la peine d’être, sinon vues, au moins lues.

A Dans ta page, on essaie de varier les plaisirs, on vous a déjà très brièvement parlé de Mon frère ma princesse de Catherine Zambon, et on se dit qu’on va se tester à la chronique de pièce de théâtre sur papier. Et comme c’est déjà pas facile, on s’est dit qu’on allait se sur-challenger pour cette reprise post-partum-post-reprise-post-nouvelle-année-post-pâques, et qu’on allait donc taper dans de la pièce qui rigole pas. Mais qui envoie. Sévère. A coup de perche à selfie dans ta page.

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P’tit bout, Alex WHEATLE, Au diable Vauvert/ 2017

L’heure est au ménage de printemps et ce blog a bien trop pris la poussière (ne faites JAMAIS d’enfants, ou alors laissez-les se débrouiller seuls).
On tente de revenir aujourd’hui – entre le manque de sommeil et les siestes de tous les bébés DTP, avec un article express, où on te recommande chaudement P’tit Bout, d’Alex Wheatle, édité Au Diable Vauvert (et comme ça, si comme nous tu manques de temps, on vient de te spoiler l’article).

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Camille et Jeanne s’entendent bien / Laurent Simon – Hélium, 2013 ou de la littérature comme machine à remonter le temps

Camille-Jeanne-sentendent-bien-couverture-1024x763Viens petite fille dans mon comic strip
Viens faire des bulles, viens faire des WIP!
Des CLIP! CRAP! des BANG! des VLOP! et des ZIP! SHEBAM! POW! BLOP! WIZZ… et des tartelettes à la cucul.

Les livres, et particulièrement, nous le croyons à DTP, les livres jeunesse, ont des pouvoirs magiques. On en a exploré quelques-uns dans nos différents articles : celui de devenir quelqu’un d’autre, celui de vivre des choses extraordinaires sans prendre aucun risque, celui d’expérimenter la magie et des choses impossibles dans la vraie vie, aujourd’hui, on en découvre un nouveau : celui de remonter le temps. Personne ne vous fait mieux remonter le temps que Camille et que Jeanne. Personne. Ça fait rire les oiseaux et pleurer mes yeux.

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Highline / Charlotte Erlih – Actes Sud, 2015

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C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer:jusqu’ici, tout va bien. Jusqu’ici, tout va bien. Mais l’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

En fait, c’est l’histoire d’un mec qui peut tomber d’un immeuble de plusieurs étages, l’histoire d’un ado qui joue avec sa vie et d’une auteure qui joue avec tes nerfs.

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Tu ne sais rien de l’amour / Mikaël Ollivier – Thierry Magnier, 2016

tnsrdaS’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer, je ferai de ce monde un rêve, une éternité.

Céline et Jean-Jacques, flower power sur toi.

Il m’aura fallu du temps pour savoir si oui ou non ce livre était un vrai coup de cœur, à savoir, un livre qui reste ou pas.

Je me rend compte qu’il a un an. Donc, c’est un livre qui reste. Lire la suite de « Tu ne sais rien de l’amour / Mikaël Ollivier – Thierry Magnier, 2016 »

Une Sœur / Bastien Vivès – Casterman, 2017

Une_soeurDoucement, un instant, j’aimerais que ce moment fixe pour l’éternité ta sensualité*

* En fait, les vraies paroles de Sensualité, d’Axelle Red, sont « oh stop : un instant, j’aimerais que ce moment fixe pour des tas d’années ta sensualité. Mais bon, sérieusement « des tas d’années ? » amis de la poésie bonjour…

 

SUBLIMATION n.f. – XIVe sens lat. « élévation »; lat. alchim. sublimatio, de sublimare –> sublimer. 1. (XVe) ALCHIM. Épuration d’un corps solide qu’on transforme en vapeur en le chauffant => distillation, vaporisation, volatilisation. […] 2. (1486 aussi « vertu sublime » ; repris XIXe) FIG et LITTÉ. Action de purifier, de transformer en élevant. => exaltation, purification. Sublimation des instincts, leur dérivation vers des buts altruistes, spirituels. « la sublimation n’est pas toujours la négation d’un désir […] Elle peut êre sublimation pour un idéal » (Bachelard). – (1908) PSYCHAN. Processus par lequel la pulsion sexuelle déplace son but sexuel initial vers un autre but, visant des objets socialement valorisés.

SUBLIME adj. et n.m. – 1461 ; »sublimé » t. d’alchim. v. 1400 ; lat. sublimis « élevé dans les airs, haut ». I. Adj. Qui est très haut, dans la hiérarchie des valeurs (morales, esthétiques) ; qui mérite l’admiration. => beau, divin, élevé, éthéré, extraordinaire, noble, parfait, transcendant […] « ce qu’il y a de plus sublime dans les œuvres de l’esprit humain est peut-être aussi ce qu’il y a de plus naïf » (Hugo). – PAR EXAGÉR. FAM. Ce camembert est sublime. 

in Le Nouveau Petit Robert, Dictionnaires Le Robert- Paris, 1996

Une Sœur ou : entre le sublime et Axelle Red se trouve cet espace spatio-temporel qu’explore Bastien Vivès, un espace où nos émotions d’ado, vécues ou fantasmées, prennent vie. De la beauté.

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Ma sœur vit sur la cheminée / Annabel Pitcher- Plon, 2011

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Ça fait un bon bout de temps que ce livre dort sur le coin avant gauche de mon bureau. Je l’ai mis de côté pour faire sa critique, un jour, puis il y a eu tous les autres livres, puis il y a eu ce matin. J’ai rangé mon bureau. Je l’ai donc trouvé dans la pile « livres-que-j’ai-mis-de-côté-parce que-potentiellement-je-vais-faire-un-truc-avec », et je me suis dit qu’avec tous les trucs qu’on avait à lire, ben, tant pis pour celui-ci, il est un peu vieux (on fait ce qu’on peut pour se trouver des excuses, désolée), et puis bon voilà. Je me suis contredite dans la seconde. Ce livre date de 2011. Nous sommes en 2017. Depuis 6 jours, la ville de Manchester pleure les 22 morts et la soixantaine de blessés victimes d’un attentat terroriste. Ce livre est d’une douloureuse actualité.

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L’Homme qui plantait des arbres / Jean Giono – Vogue magazine, 1954

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Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n’est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, dans les bruits finissant de la rue, se consoler, ce soir, avec des mots. Albert Cohen, Le livre de ma mère, Gallimard, 1954, p.7

Et bienvenue dans ce nouvel article de Dans ta page!, le blog où on se fend la poire ! Cette semaine on vous parle d’un (mais si on se chauffe, on vous parlera des autres plus tard) classique de la littérature de jeunesse qui n’a pas été écrit à destination des enfants, L’Homme qui plantait des arbres, une nouvelle de Jean Giono. Lire la suite de « L’Homme qui plantait des arbres / Jean Giono – Vogue magazine, 1954 »

Mon week-end chez Grand-mère / Yann Coridian – L’École des Loisirs, coll. Mouche, 2016

Mon-week-end-chez-grand-mereMa grand-mère à moi, est un gangster.

Non, c’est pas vrai. Ni pour moi ni pour Nathan. Mais je trouvais pas d’intro cool.

Aujourd’hui je vous parle – j’essaie de vous parler- de pourquoi je lis de la littérature jeunesse?

Vaste programme. Allez donc vous faire couler un thé/un café/un bain (attention avec le pc dans l’eau svp*.), vous avez le temps.

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Lettres d’un mauvais élève / Gaia Guasti- Thierry Magnier,coll. Petite Poche, 2016

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Petite Poche, la petite collection qui te met une grande claque dans ta page.

Il faut saluer le courage des éditeurs, notamment des éditeurs jeunesse, celui de continuer à croire, malgré tout, que la littérature est utile au monde. Parce que le plus facile, c’est de publier de la daube, qui, je ne comprends ni pourquoi ni comment, marche si bien. Le plus facile, c’est d’offrir aux gens ce qu’ils ont envie de lire, sans prendre le risque de les bousculer, de les choquer, de les faire réfléchir. Le plus facile, c’est de donner du pain et des jeux et de laisser la foule s’en contenter.

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