Des livres et des représentations, les clichés sont-ils partout ?

Aujourd’hui, on voudrait discuter avec toi de littératures, des représentations qu’elles véhiculent et des impacts qu’elles produisent IRL. Autant te dire qu’on ébauche, qu’on se pose des questions, qu’on t’en pose et qu’on fait ça en toute modestie. Autant te dire aussi qu’on va parler de livres pour les enfants, et de livres pour les adultes, et qu’on va sûrement tomber dans des clichés, parce que nous sommes nous-même de très gros clichés et qu’on est comme tout le monde, on se fait avoir. Ça nous empêche pas de nous interroger, de chercher des réponses et de changer d’avis.

Du choix à la censure, un petit pas pour l’homme ?

En tant que bibliothécaires, on voit passer pas mal de bouquin, des bons, des très bons, des mauvais, y en a qu’on garde, en se disant que c’est pas parce qu’on trouve ça mauvais que ça plaira pas, c’est même souvent le contraire, et puis y en a qu’on garde pas. Des fois, c’est un peu pifpafpouf, ou à la couverture, ou à ce qu’on aurait aimé si on avait été un ado/enfant, des fois, par contre, c’est viscéral : lui, on le garde pas, parce que ce qu’il véhicule nous semble tellement mauvais que ça en devient inapproprié : indigence extrême, clichés de la mort qui tue, ou moralisme totalitaire, on se dit que non, c’est pas possible, on ne veut pas que des enfants tombent là-dessus. Censure or not censure, that is the question…

kuzco
pas toi, pas toi, pas toi et… pas toi

Il y a, je dirai, une grosse masse de livres, en gros 3/4 de ce qu’on reçoit, qui sont des livres de ni très bon à mauvais ++. Et puis, il y a quand même un bon quart de livres qui sortent du lot, qui te tapent dans l’œil, pour lesquels tu te dis « tiens, ce livre peut changer quelque chose » ou « s’il trouve le bon lecteur, ce livre peut vraiment l’aider à voir les choses d’une autre façon ». Parmi ces livres là, des albums, des romans jeunesse (dont on essaie de vous faire les critiques ici), des documentaires, et des livres adultes, bien sûr. Nous on a choisi de vous parler de romans jeunesse, sur ce blog, mais là, on voulait vous parler de livres adultes aussi, de quelques livres, parmi d’autres, qui ont un point commun : casser du cliché, particulièrement des clichés autours des représentations liées au sexe. Pour autant, on n’avait pas tellement envie de vous un article type « les livres féministes » ou un truc spécial genre, d’abord, parce que, pour être honnête, on a pas envie de se lancer dans des débats houleux dont on ne maîtrise jamais les tenants et les aboutissants, et d’autre part parce qu’il nous semble, justement, que ce n’est pas qu’une histoire de féminisme, ou de genre, ou de sexe, mais quelque chose de plus global, de moins polémique parce que ne relevant pas d’une mode ou d’une problématique actuelle.

Tentative d’explication et d’éclaircissement.

explications
oui…s’il te plait, venons en au fait…

Si, ce soir, j’ai pas envie d’ rentrer chez moi, si, ce soir, j’ai envie d’casser du cliché

Je suis enceinte et je triple déteste qu’on me dise ce que je dois faire, les deux n’étant pas spécialement liés par un lien de cause à effet. Du coup, par contre, je suis très peu friande des lectures spéciales futures maman, que se soit sur des blogs, dans des livres ou dans le marc de café.

Heureusement, je suis tombée, assez fortuitement (1 fortuitement inspiré par Lupiot, et 1 autre fortuitement recommandé par une collègue) sur deux titres qui m’ont à la fois particulièrement parlé (puisqu’ils parlaient de moi. Limite flippant) tout en transcendant le genre « livre que tu peux lire que si t’attends un bébé, sinon casse toi ». La preuve, ils ont tout deux été lu par deux personnes qui ne sont pas (quoi qu’en fait, pour une, j’en sais rien) enceintes. Il s’agit, dans l’ordre chronologique de lecture, de Chère Ijeawele, de Chimamanda Ngozi Adichie, publié chez Gallimard et de La Femme brouillon, d’Amandine Dhée, publié aux éditions La Contre Allée. Les deux romans ont en commun de questionner notre rapport à nous même, les femmes, aux rôles qui nous sont attribués, par nous et par les autres. Je ne m’attarderai pas sur le 1er, tu as la très bonne critique de Lupiot ici si ça t’intéresse, j’en dirai un peu plus sur le second, dont on trouve peu de critiques.

visuelfemmebrouillon-213x300Dans La Femme est brouillon, Amandine Dhée nous raconte sa grossesse, son accouchement et les premiers mois avec son bébé, en toute simplicité, avec beaucoup, beaucoup d’humour et un style incroyablement clair, littéraire et moderne.

J’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. J’ai aussi voulu témoigner de mes propres contradictions, de mon ambivalence par rapport à la norme, la tentation d’y céder. Or la mère parfaite fait partie des Grands Projets Inutiles à dénoncer absolument. […] Plus que jamais, j’avais envie de tranchant, d’aigu, et surtout pas d’une langue enrobante ou maternante.

Dans ce court texte, l’auteur brosse son portrait, qui est aussi le mien et donc, je suppose, celui de beaucoup d’autres personnes, et nous parle de cette volonté d’être parfaitement parfaite tout en déclarant haut et fort que l’on ne l’est pas, sans l’admettre réellement que l’on puisse rater. Schizophrénie totale. Pour moi, c’est clair, honnête, intelligent et nuancé (et en plus, c’est drôle). (un autre petit extrait pour te prouver que c’est drôle)

Mon échelle de valeurs évolue. Si jusque là, j’ai vaillamment lutté contre toute forme d’injustice, mes ennemis sont désormais le lait cru et les crustacés. Larousse a été formel sur ce point. Moi qui dénonçais les stratégies markéting qui surfent sur nos angoisses, voilà que j’achète des gélules contribuant au développement cérébral du fœtus. On ne sait jamais.

C’est un livre à mettre entre toutes les mains, masculines et/ou féminines, un livre frais, éclairant et lumineux, qui fout un peu la frousse, des fois, mais dont les qualités littéraires et l’importance du sujet sont capitaux.

Pourtant, surtout à la lecture du Ngozi Adichie, je ne peux pas m’empêcher de me poser la question de l’opportunisme. Non pas que je doute une seule seconde de l’honnêteté des auteures ni que je les soupçonne d’être opportunistes et de vouloir se faire un max de blé sur notre bonne conscience (sinon, en plus, être auteure, c’est nul comme choix…), c’est plutôt dans le sens de ces thèmes là ne sont-ils pas « à la mode », et si oui, est-ce un mal ? Est-ce que le fait de pouvoir -enfin- parler d’un sujet en fait un sujet « à la mode » ? Est-ce que finalement, casser du cliché, c’est pas cliché ?

Cliché, vous avez dit cliché ?

Et en parlant de « mode », ces derniers mois, nous avons eu  dans nos offices, coup sur coup, trois romans jeunesses qui traitent de façon plus ou moins centrale de ce qu’on appelle aujourd’hui « le genre », j’entends : la potentielle différence entre le fait qu’on soit sexué biologiquement comme une fille ou garçon et le fait qu’on soit – ou qu’on se sente- une fille ou un garçon. Je vais ici parler de Georges, d’Alex Gino, publié en France par l’École des Loisirs (critiques ici et ici), Celle dont j’ai toujours rêvée, de Meredith Russo (critique ici, notamment), publié chez Pocket, et Porteurs, de C. Kueva, publié chez T. Magnier (critique ici et ici.)

georges

Dans son excellent article sur Georges, Lupiot met le doigt là où ça fait mal : le livre regorge de stéréotypes, qui finissent par faire contre-sens avec son message original et lui donnent même un caractère sexiste (je me base ici sur l’avis d’AVFL, je n’ai pas encore lu le livre). Concernant le Meredith Russo, on est un peu sur le même registre : le livre est hyper codifié pour rentrer dans le moule des publications Young adult, les personnages sont quand même plutôt stéréotypés, et pourtant, ce que nous trouvons nous, « adultes », ou parents, comme « cliché » ou « sexiste » ou « simpliste », c’est souvent ce qui marche et qui est lu. Celle dont j’ai toujours rêvée, c’est vraiment bien joué de la part de PKJ, et je dis ça sans aucune ironie. Vraiment. Je pense que le label Pocket, la couverture, le marketing peuvent permettre à se livre de trouver un assez large public (si quelqu’un de chez Pocket passe par ici : est-ce le cas ?) et du coup, de dé-dramatiser ou de normaliser ce sujet (la transsexualité), ce qui est, on peut dire, plutôt une bonne nouvelle non ? En tout cas, je trouve ça ingénieux/intéressant de se dire que pour qu’un sujet devienne « normal », il faut le « déguiser » en quelque chose de normal, à savoir normé et donc ressemblant à tout le reste. Mais du coup, ça interroge : est-on obligé d’en passer par là ? On s’insurge régulièrement entre nous des personnages qui font « quotat », ceux dont on a l’impression qu’ils ont été mis là « pour faire un livre qui parle des personnes en situation de handicap » ou pour faire un livre « sur l’homosexualité », ces romans dont la différence, l’anormalité du personnage est tellement grossie, vue à la loupe, expliquée, disséquée qu’on est plus proche d’une stigmatisation que d’une ode au vivre ensemble. Autre éternelle question : est-ce que le fait qu’un auteur soit lui-même trans/homo/en fauteuil est toujours un gage d’honnêteté intellectuelle et/ou de réussite littéraire ?

Est-ce que quand même, quelqu’un quelque part fait quelque chose bordel ?

Il y a bien certains livres qui passent  à travers ces écueils haut la main, en intégrant des personnages hors norme de façon si fine que leur présence devient ce qu’elle devrait toujours être, normale et indispensable. Différentes situations : un personnage secondaire/principal, Simple, dans Simple (Marie-Aude Murail – L’Ecole des Loisirs, 2004), Césarine, dans les Autodafeurs (Marine Carteron, le Rouergue, 2014), une histoire qui transcende la simple question de la différence en elle-même : Jérôme par coeur (Thomas Scotto, Actes Sud Junior, 2009), Le Blues des Petites Villes (Fanny Chiarello, L’Ecole des Loisirs, 2014) ou Frangine (Marion Brunet, Sarbacane, 2013).

liste non contractuelle et non exhaustive, sous réserve de disponibilité de ma mémoire à vous fournir des titres.

On peut aussi imaginer un monde dans lequel ce que l’on considère aujourd’hui comme anormal est normal. C’est un ressort assez classique de la SF.

porteursC’est le cas pour Les Porteurs, de C. Kueva. Dans cette dystopie, la neutralité sexuelle est la norme. Depuis un gros accident nucléaire, tous les enfants naissent hermaphrodites et ne choisissent leur genre que l’année de leurs 16 ans, lors d’une cérémonie : les Seza. Ils subissent donc un traitement hormonal qui les fait basculer d’un côté où de l’autre. Pourtant, dans cette société ultra-hygiéniste, ou pas un enfant ne nait handicapé, il y a certains individus, les porteurs, sur qui le traitement ne prend pas, et qui doivent alors subir un traitement beaucoup plus long, et rester hermaphrodite jusqu’à la fin de la prise en charge médicale, qui peut durer 15 à 20 ans. Pour Matt, l’héros du roman, c’est clair, il sera un homme. Sauf qu’il est porteur, et qu’il va falloir faire des choix qui vont l’amener à changer son regard sur la société dans laquelle il vit. Difficile de parler de ce roman sans trop en dire.

L’écriture est simple et entraînante, on ne peut pas lâcher le livre avant de l’avoir terminé, on va de rebondissements en rebondissements, et l’histoire est sacrément bien menée. Mais ce qui fait de ce livre un romans plus qu’intéressant, c’est justement que, l’auteur ne joue jamais la carte de la polémique ou de la mode. Dans un article sur le roman, Actualitté titre « Les Porteurs, le roman ado qui ne devrait pas plaire à Sens Commun ». Bien sûr, nous voyons tous où ils veulent en venir, et ils le disent très bien, les détracteurs de ce genres d’ouvrages ne lisent JAMAIS les livres qu’ils dénoncent, sinon, ils se rendraient vite compte de l’absurdité totale de leur propos. D’après l’article, l’auteure se défend d’avoir écrit un livre sur le genre

C. Kueva, dont c’est ici le premier roman, est scénariste pour la télévision et le jeu vidéo et bien plus encore. Elle affirme que ce n’est absolument pas une histoire sur le genre, mais plus sur « une privatisation du vivant qui est le sujet fondamental » du roman. Et en second « la bioéthique, à savoir la responsabilité que prend l’homme en intervenant sur le corps et les casse-têtes éthiques que cela génère. »

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/les-porteurs-le-roman-ado-qui-ne-devrait-pas-plaire-a-sens-commun/70881

Et c’est tout à fait ça. Ce livre, sauf si on s’arrête à la 4e de couverture, ne parle pas de genre, mais de confiscation d’identité ; comme dans beaucoup de romans de SF, l’image de la société idéale, dans laquelle les enfants sont libres de choisir leur sexe (mais toujours pas tellement leur sexualité) est vite écornée. En effet, une fois la Seza passée, chacun est assujetti à son rôle, finalement, pas grand chose n’a évolué au niveau de l’égalité des sexes et, comme avant, une fois que l’on est plus enfant, la liberté de genre n’est plus de mise. Une fois que ce vernis là s’est craquelé, on peut alors voir le dessous des choses.

Dans ce romans, on marche vraiment sur un fil, rien n’est ce qu’il semble être : on ne tombe pas dans les clichés, parce que les clichés se renversent d’eux-même, vraiment, c’est fort, très fort.

Voilà, une tentative de réflexion sur la littérature et les clichés qu’elle peut véhiculer, parfois à l’insu de son plein gré. Comme on vous le disait, on se pose beaucoup plus de questions qu’on ne trouve de réponse, on se demande aussi quels sont les impacts de ces clichés sur la vraie vie, à quel point on peut laisser passer des choses sous prétexte de normalisation, à partir de quand on tombe dans la stigmatisation, et aussi, à l’heure où nombre d’auteurs sont relus et examinés sous un prisme d’anti-sexisme ( à tout prix ?) : est-ce grave ? Je repense notamment à des commentaires, sur Le Livre des étoiles, d’Eric L’Homme, ou une lectrice avouait avoir été déçue, à la relecture de ce livre, par le caractère sexiste des personnages, ou, plus récemment, à une « polémique » autour de Vincent Cuvellier sur Facebook. Un auteur est-il forcément sexiste parce que ces personnages sont jugés caricaturaux ? et, encore une fois, quel impact sur les jeunes lecteurs ?

On vous laisse avec tout ça, n’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions, bon long week-end à tous,

patriiiick
cadeau

 

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11 commentaires sur « Des livres et des représentations, les clichés sont-ils partout ? »

  1. Super article! Et merci pour le renvoi ;D Il faut que je me penche sur Frangine, Les Autodaffeurs (j’ai adoré Génération K de cette auteure) et aussi sur l’oeuvre de Chimamanda Ngozi Adiche!
    Je trouve que les clichés en littérature nous interrogent aussi beaucoup en tant que lecteur, je sais que je vais être plus sensible à certaines représentations inappropriées que d’autres si elles me touchent plus personnellement.
    C’est aussi la richesse des avis multiples, par exemple Lupiot m’a fait réaliser sur George des trucs que j’avais repéré mais qui personnellement ne m’avaient pas non plus choquée (juste assez pour que je les relève). Et c’est là que je me dis que les auteurs même si leurs textes ne sont pas parfaits nous offrent toujours une réflexion, qu’en fait les clichés c’est 50% dans le texte 50% dans notre tête de récepteur =D

    Aimé par 1 personne

    1. tout à fait d’accord sur les 50-50, j’avais pas envisagé les choses de cette façon, mais je trouve ça très vrai ! Je fais partie d’un bookclub, et souvent, mon avis peut changer complètement en fonction des commentaires de mes collègues. Je me rappelle particulièrement de Miniaturiste, de Jessie Burton, je leur avais présenté comme la nouvelle Tracy Chevalier (oui, je suis marseillaise, j’ai une légère tendance à l’exagération), et j’ai trouvé leur lecture très éclairante, leurs critiques sur le style très justes, c’est vraiment intéressant de voir comment les avis des uns et des autres peuvent changer la lumière qu’on projette sur un texte !

      Aimé par 1 personne

  2. Merci pour cet article très intéressant !
    Effectivement, on n’est jamais à l’abri, surtout dans notre société, de tomber sur tout un tas de livres tout dodus de clichés et de stéréotypes. L’important à mon sens, c’est de prendre le temps de parler de tous les autres, ceux qui renversent justement ces clichés et qui apportent une réflexion plus subtile 🙂
    Je note soigneusement quelques unes de vos suggestions !

    Aimé par 1 personne

  3. Waoh, chapeau pour votre article si dense !
    Je ne vais pas rebondir sur tout, mais plutôt sur la dernière partie. Je fais partie des lecteurs minoritaires (à ma connaissance, on est 2) qui n’ont pas du touuut aimé Les Porteurs. Même si ce n’est pas à proprement parler un roman qui traite de l’identité de genre, j’ai tout de même trouvé qu’il véhiculait une image bien naze des femmes. On dit que les enfants sont neutres, mais ils sont genrés au masculin et portent des pantalons – les jupes / robes sont associées aux filles… mais si les enfants sont neutres, leurs vêtements, qu’ils soient jupes ou pantalons ne devraient pas se rapporter à un sexe en particulier ! Aussi, à travers le personnage de Flo, la féminité est vue comme un poids, une contrainte Bon, ok, ce n’est qu’un seul personnage, et un ressenti personnel. Mais quand Matt SPOILER ALERT devient une meuf, elle devient tout de suite passive, manipulée par Lou et finalement objectifiée quand elle se fait mettre enceinte. Enfin bref ça m’a bien énervée et je ne me suis focalisée que là-dessus pendant ma lecture. C’est une lecture qui appelle au débat haha.

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    1. justement, pour moi, c’est ce qui est hyper intéressant, c’est que, sous couvert de l’égalité des sexes et de la neutralité des enfants, on en fait en fait (ahah, elle est drôle cette phrase) des stéréotypes à qui on a tjs fait intégrer des rôles hyper sexués. Et je trouve que c’est ça qui est hyper malin, c’est de vraiment pousser à la réflexion sur ce que c’est qu’être une femme ou un homme, et pour moi, le personnage de Flo est le plus représentatif, parce qu’en fait, c’est un vrai neutre, mais qui n’a pas la possibilité de le rester. Idem pour la question de l’homosexualité, qui est, de toute évidence, toujours aussi mal acceptée, alors qu’en plus DOUBLE SPOILER ALERTE, plus personne n’est apte à se reproduire de façon naturelle. Je trouve ça intéressant le fait qu’en fait, personne, ni les « méchants » ni les « gentils » ne laisse ces enfants devenir ce qu’ils veulent être. En fait, les seuls personnage vraiment ouverts, ce sont les parents de Matt. Ce qui est assez ironique, c’est qu’effectivement, ce livre pourrait faire polémique sur la question de la promotion de la théorie du genre, alors qu’en fait, on pourrait presque en avoir une lecture hyper rétrograde sur le fait que la neutralité n’existe pas pas. Mais le personnage de Flo fait tout changer. Mais t’as raison, c’est vraiment une lecture qui appelle au débat. Je propose qu’on se retrouve dans un café, canap moelleux , chocolat viennois et croissant, pour en parler )

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      1. Je suis à Vivement Dimanche à Lyon, dans leur librairie jeunesse ! Et certains des libraires ont été à l’IUT d’Aix il y a genre 20 ans et on a quand même des profs en communs… ils sont intemporels !
        Merci pour ta réponse 😀

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      2. J’ai rencontré une collègue à toi, dont j’ai lamentablement oublié le prénom, qui est en stage à Mot à Mot à Pertuis, et qui était avec mes copains de la BM de Jouques avant 🙂

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